Profil

  • : christophe fétat
  • muet-comme-un-carpe-diem
  • : Homme
  • : 21/08/1969
  • : France Nord Lille
  • : Célibataire
  • : Qui je suis ? Je ne suis ni la mode ni le guide pas plus que je ne suis la trace ou le mouvement et encore moins un régime. Je préfère être.

Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Combien ?


Dimanche 29 juin 2008
http://www.bedetheque.com/Couvertures/Tanatos1_10102007_124405.jpg
La guerre que l'on voit danser le longs des golfes clairs a des reflets d'argent : ce détournement d'une chanson de Trénet avait été affiché par les libertaires un peu partout en France et en Belgique pour dénoncer les véritables enjeux de la première offensive américaine contre l'Irak : un contrôle relatif des stocks de pétrole de cette partie du globe.

D'une manière générale, chaque fois qu'éclate un conflit militaire, les citoyens sont en droit de se demander à qui profite le crime. A la veille de la première guerre mondiale, les pacifistes dénonçaient déjà les connivences entre les marchands de canons et certaines élites politiques.

Didier Convard place justement le scénario de sa bande dessinée Tanatos durant cette période sombre pour pousser la théorie du complot jusqu'à son terme. En effet, il met en scène un malfrat qui n'a d'autre objectif que de déclencher la guerre pour satisfaire son avidité de richesses.

Pour ce faire, Tanatos fomente un plan machiavélique pour attiser les rivalités entre socialistes et nationalistes en faisant croire à ces derniers que les premiers sont responsables de l'attentat qu'il a perpétué avec l'aide d'une de ses machines volantes largement en avance sur son temps contre l'un des principaux sites de production d'armement. Si Tanatos, nouvel avatar de Fantomas, est passé maître dans l'art du déguisement, il n'en fait pas moins tomber les masques des différents protagonistes.

Au fil des pages de ce diptyque j'ai repensé aux adaptations de l'oeuvre de Léo Malet par Tardi, à la bande dessinée Arrowsmith de Kurt Busiek, aux romans de Maurice Leblanc qui, dit-on, se serait inspiré de l'anarchiste Marius Jacob pour créer son Arsène Lupin, mais j'ai surtout songé avec effroi à la multiplication ces derniers mois des émeutes de la faim entre deux hausses du prix du pétrole.

http://www.bedetheque.com/Couvertures/Tanatos2_06022008_213309.jpg
ajouter un commentaire commentaires (2)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Jeudi 15 mai 2008
http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/36/89/31/satrapi.jpg

Avec son Poulet aux prunes, Marjane Satrapi nous convie comme dans Persépolis à nous pencher sur l'histoire de sa famille iranienne mais cette fois l'Histoire de son pays est plus en filigrane qu'en toile de fond.

Le poulet aux prunes était le plat préféré de Nasser Ali Khan, l'oncle de sa mère. Par touches successives, on découvre sa vie au travers d'une mosaïque de récits qui viennent illustrer ses états d'âmes alors qu'il a décidé de se laisser mourir

De prime abord, on pense que c'est à cause de la perte de son tar. Mais l'instrument de musique qui a été brisé par sa femme lors d'une dispute n'est que l'arbre qui cache la forêt.

S'il est devenu musicien c'est avant tout parce qu'il ne pouvait rivaliser avec les résultats scolaires de son frère Abdi et qu'il voulait attirer la bienveillance de sa mère. Mais s'il est devenu l'un des meilleurs joueurs de tar, c'est moins par la qualité pourtant réelle de sa technique que par la sensibilité de son jeu.

Une façon de jouer qui exprime la douleur d'avoir dû renoncer à épouser Irâne et d'avoir dû se résigner à épouser Nahid car faute de grives on mange des merles ou du poulet aux prunes.

Son attente de la mort l'amène à s'interroger huit jours durant sur ce qui pourrait le retenir ici-bàs, les plaisirs, la paternité, la musique. Marjane Satrapi nous montre combien cette introspection à la fois grave et drôle tend au travail de deuil pour cet homme qui oscille entre la médiocrité et la sagesse.

Contrairement à ce que le graphisme en noir et blanc pourrait laisser penser, il n'y a pas de manichéisme dans cette bande dessinée primée au festival d'Angoulême de 2005, mais plutôt tout un nuancier de certitudes démenties, de vérités apprises par bien des détours, de questions universelles laissées en suspens sur la famille, le couple et le sens à donner à la vie.

Marjane Satrapi excelle à nous faire passer d'un souvenir à un conte, d'une dispute conjugale à l'évocation de la complicité filiale, du contexte historique global aux contingences particulières des individus, du passé à l'avenir, des regrets aux fantasmes. Le tout en changeant régulièrement de point de vue pour montrer la complexité à percevoir les événements de façon fiable comme ces cinq hommes qui découvrent un éléphant dans l'obscurité et qui n'en ont touché qu'une partie.

De quoi donner envie de relire Ulysse au pays des fous.
ajouter un commentaire commentaires (4)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Mercredi 12 mars 2008
L'image “http://images.comicbookresources.com/news/sinclair_arrowsmith6_page23.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Demandez-vous ce que pourrait donner le croisement improbable entre des comics de superhéros et les aventures d'Adèle Blansec de Tardi et vous aurez une petite idée du contenu de la bande dessinée Arrowsmith. Initialement publiées en volumes distincts, les aventures de Fletcher Arrowmith au sein de l'unité d'élite aérienne ont été regroupées dans une intégrale en 2005 par les éditions USA.

La propagande américaine avait lancé le concept de "frappes chirurgicales" lors de cette guerre du golfe qui avait des reflets d'argent. Il va sans dire mais cela va mieux en le disant, ces bombardements qui n'étaient censés toucher que des cibles militaires, avaient inévitablement fait des dégâts collatéraux et des victimes civiles. Les guerres propres n'existent pas. Une consultation même épisodique de l'actualité de l'un ou l'autre des continents suffit amplement à le prouver.

La lecture des aventures de Fletcher Arrowsmith permet néanmoins une piqûre de rappel de cette triste évidence. Le scénario efficace de Kurt Busiek transplante la guerre de 14-18 avec de nombreux clins d'oeil au conflit mondial qui a suivi dans un monde de magie où le nom de chaque nation a été latinisé mais ne laisse pas le moindre doute sur les pays dont l'auteur s'inspire ; dans un monde où chaque belligérant n'a de cesse de mettre au point un nouveau sort industriel susceptible  de lui faire prendre l'avantage sur son adversaire.

Dans cette course à l'armement surnaturel où la "brume vorace" qui transforme les hommes en bêtes sanguinaires remplace le gaz moutarde et où le bombardement de salamandres de feu n'est pas sans évoquer la bombe atomique, la barbarie l'emporte vite sur les idéaux affichés par l'un et l'autre camp.

Le jeune Fletcher quitte son Cunecticut natal, la fleur à l'arbalète Prana pour rejoindre le front européen. Il devient rapidement un expert dans le lancer de sorts de vol qui le lie à son dragonnet par le biais de ses guêtres confectionnées à partir de la peau perdue par la mère à la naissance de ce dernier. Mais dans le même temps, il ouvre les yeux sur les réalités du conflit : "Trop de funérailles. Trop de gens des deux côtés qui meurent pour ce qu'ils croient. Et qui font des choses qu'ils n'auraient jamais imaginé."

Une bande dessinée à lire d'urgence pour éviter que l'âge des casernes ne nous ramène à l'âge des cavernes.

NB : le hasard veut que je publie cette chronique le jour du décès du dernier "poilu" Lazare Ponticelli, immigré italien, qui s'était engagé dans la légion étrangère à 16 ans en août 1914.  Espérons que, désormais qu'il n'y a plus de témoin direct de cette guerre qui devait être la der des ders, cela ne donne pas la tentation à certains politiciens prompts à chercher à donner une version officielle  de l'histoire de revoir la présentation de cette boucherie.
ajouter un commentaire commentaires (4)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Jeudi 6 mars 2008



Voilà une bande dessinée qui sort de l'ordinaire.

Un graphisme qui fait tantôt penser aux albums de jeunesse par un côté faussement enfantin tantôt aux toiles  d'Otto Dix pour le côté
torturé. Une colorisation qui erre comme une âme en peine entre le gris, le noir et le bleu qui viendrait hanter aussi bien les auteurs que les lecteurs. Des textes qui donnent tour à tour la parole à une femme de trente ans qui raconte son enfance et son entrée dans la vie d'adulte puis à son père qui revient lui aussi sur ses jeunes années.

Le tout pour servir un projet étonnant : proposer un récit en partie autobiographique de la réconciliation d'une fille avec le père dont elle a longtemps souhaité la mort pour essayer de dégager quelques universaux sur la difficulté de grandir, de pardonner, de faire tomber les masques, d'éviter les pièges de la violence sous toutes ses formes du huis clos familial à la geste sociale pour tendre pratiquement à la géopolitique.

Les secrets de famille, les peurs et fantasmagories de l'enfance malmenée voire maltraitée, le chaos de l'adolescence suicidaire ou nihiliste, les remugles de l'histoire, les inégalités criantes, Théa et Charles Rojzman respectivement artiste-peintre et fondateur de la thérapie sociale, ne nous épargnent rien mais on comprend vite que c'est pour notre bien à tous du moins pour peu que nous aspirions à changer un peu le monde !


Le blog de  "La réconciliation" propose une revue de presse et quelques planches de la bande dessinée. Cliquez ICI
ajouter un commentaire commentaires (4)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Samedi 1 mars 2008



Pour tout dire le style de dessins de Manu Larcenet n'est vraiment pas ma tasse thé car à force de lire des comics j'ai souvent du mal à apprécier autre chose ce qui est bien dommage . Sans les conseils avisés d'un couple d'amis, il est fort probable que je serais passé à côté du Combat ordinaire et du Retour à la terre qui font aujourd'hui partie de mon panthéon. Les textes mais également les dessins de ces deux séries m'ont tout à tour fait rire à gorge déployée ou plongé dans une réflexion durable sur les relations humaines.

Les mêmes amis viennent de me prêter le premier volume du sens de la vis. Cette fois Emmanuel Larcenet abandonne les cases, ces "petites maisons en bambou qui empêchent le vent harmonieux de souffler sur [la] page" et propose avec son complice Jean-Yves Ferri de découvrir la teneur des échanges entre Demi-lune et son maître spirituel en pleines pages.

Demi-lune, dessinateur qui arbore fièrement toge et casquette, se décide après une dernière bière sur le zinc d'aller exposer à la critique du philosophe oriental ses derniers croquis. En fait de critiques, le maître se cantonne le plus souvent entre deux citations du Dalai Lama à poser des questions tantôt naïves tantôt décalées à son disciple afin qu'il commente lui-même ses productions. Rien d'étonnant finalement quand on connaît le point de vue de Manu Larcenet sur la critique "La critique est un concept assez étrange : des gens disent à d'autres ce qu'ils ont lu et s'ils ont aimé ou pas. C'est leur boulot, je n'aimerais pas faire ça."

Les réponses de Demi-lune oscillent entre l'absurde et le récit de vie tandis que les rares véritables commentaires de son maître montrent tantôt son incompréhension tantôt son empathie. Le plus souvent les échanges sont drôlissimes car à force de se vouloir profonds ils virent au creux et hors de propos comme ce dialogue surréaliste autour du bassin des carpes ou de la recherche d'une vis nécessaire au montage du banc Ikéa sur lequel ils devisent et méditent.

Ce sens de la vis me rappelle cette photographie de Man Ray qui fait un clin d'oeil à Magritte où l'on doit se rapprocher pour s'apercevoir que la queue de la pomme est en fait une vis. Comprenne qui pourra ou voudra.

Pour lire une biographie de  Manu Larcenet cliquez ici et

ajouter un commentaire commentaires (10)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Samedi 6 octobre 2007
"Quand on a plus l'immunité de la jeunesse, mais pas encore l'excuse de l'âge... Quand on se retrouve, comme l'adolescent le cul entre deux chaises... Quand un début de fatigue commence à éliminer ce qu'il subsiste d'envie."  



Grâce aux relations de l'un d'entre eux, cinq  amis se retrouvent  quelques jours dans une superbe propriété en passe d'être vendue à un Anglais.  L'objectif prétendu de cette escapade à la campagne est d'attendre  l'arrivée de l'éclipse mais à y regarder de plus près, il s'agit de bien autre chose.

Dominique, Isabelle, Jean-Pierre, Héléna et Hubert  vont profiter de ce séjour pour faire le point sur leur vie respective et réfléchir aux avantages et aux limites de l'amitié.

Jean-Pierre, âgé de trente-neuf ans, aime sa femme Claire et ses deux filles mais pourtant  chatte depuis deux ans avec Jan qui a tout juste la vingtaine et le piercing à l'arcade.  A l'occasion de  cette virée, il  impose sa présence  à  ses potes de toujours et leur demande de couvrir bon gré mal gré son infidélité. Ce qui, on s'en doute,  n'est pas sans susciter quelques grincements de dents tout en renforçant paradoxalement dans le même temps leur complicité  du fait de cette clandestinité partagée.

Jean-Pierre oscille entre la détermination de donner corps à ses envies et le désir de retourner dans le giron de son couple légitime avant de franchir le Rubicon avec la jeune femme qu'il voit en fait pour la première fois. Comme tant d'autres, il se demande si dans une vie de couple " on a une quantité de choses à vivre" et s'il est "possible que tout ça se tarisse comme une source asséchée, un fil déroulé", que l'on soit "usés l'un de l'autre".

Le démon de minuit n'a pas de prise sur Dominique mais pour autant sa vie n'en est pas plus simple car il trompe sa femme avec Héléna  une de ses meilleures amies et n'a rien trouvé de mieux pour se rabibocher avec elle que d'inviter sa maîtresse à cette excursion "amicale" alors qu'Isabelle s'efforçait de tourner tant bien que mal la page pour que son couple perdure.

Hubert assiste à ce charivari amoureux comme un biaffré condamné à observer de loin un festin auquel il n'aurait pas été invité. Fleur bleue, fan des classiques ringards des années 70, Il va permettre au grand dam de ses amis de faire rimer ce huis clos avec Cloclo et Adamo. Hubert qui est un homosexuel désireux de trouver l'âme soeur sur les sites de rencontre, se demande ce qu'il fout là jusqu'à ce qu'il découvre le cyber-café-restaurant-bazar de Marcel.

Qu'est-ce que l'amour, qu'est-ce que l'amitié, quel sens donner à l'existence ? Des questions éculées et qui pourtant n'en ont pas fini de torturer ces personnages hauts en couleurs et en douleurs. Fort heureusement, Ils n'en oublient pas de rire, de picoler, de jouer entre deux engueulades ou coups de blues car c'est ainsi que va la vie clopin clopant, cahin-caha à hue et à dia. Chacun fait comme il peut voilà tout...

Comme vous et moi, non ?

Avec des dessins en nuances de gris comme pour dire que rien n'est manichéen et des dialogues tantôt d'une banalité à faire peur tant ils évoquent notre quotidien tantôt d'une profondeur quasi philosophiques, Fane et Jim réussissent là une merveille à partager entre amis !
ajouter un commentaire commentaires (10)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Mardi 24 avril 2007
DIEU QUI PUE, DIEU QUI PETE | Auteur: VEHLMANN, FABIEN | ISBN: 2745918826


Une fillette qui  s'ennuie et qui en a assez des interdictions dont on l'assomme  sort de la ville  pour fonder un royaume mais Fatou qui s'autoproclame Princesse -de-la-colline  aura  maille  à partir  avec ses nouveaux  sujets  qui  ont des velleités  démocratiques  dans un premier  temps mais qui bientôt cherchent  à  obtenir  le meilleur profit  possible  de  ce  nouveau  régime  dictatorial.  Au  final  la  fillette  trouvera  le moyen  de mettre  fin à  son  expérience  du pouvoir  sans y  perdre la  face  bien  au contraire.

Le chef  du village  organise  sa succession en  invitant  ses fils  à  parcourir le  monde  pour  amasser  de  l'expérience  mais  leur  intime  de  prendre pour  monture  le premier  animal  qu'ils  verront  en sortant  de la  maison.  De l'obéissance  totale ou  partielle  à cette injonction  paternelle  les villageois  jugeront  à la  mort  du  chef.


Des mots  qui  se  perdent dans le  désert   lors  des  tempêtes  de vent   pour  former  un éloge  poétique du langage.

Ce ne sont que quelques-uns des récits Fabien Vehlmann et Frantz Duchazeau qui livrent là une bande dessinée moins ambitieuse que les Cinq conteurs de Badgad mais qui n'en est pas moins une réussite.
ajouter un commentaire commentaires (1)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Mercredi 28 mars 2007

Cinq conteurs de Bagdad (Les) - Couverture - © Dargaud - 2006

A vrai dire, si j'avais croisé du regard cette BD chez un libraire je ne l'aurai sans doute jamais lue car le graphisme du dessinateur n'est pas ma tasse de café et une lecture superficielle ne m'aurait pas permis de me rendre compte de l'ingéniosité de sa construction. D'où l'importance d'avoir autour de soi un réseau de lecteurs et de lectrices qui nous conduisent à sortir de nos sentiers battus. Les cinq conteurs de Bagdad de Fabien Vehlmann et de Frantz Duchazeau est ..... Hmmmmmmmm

Réunis pour préparer le concours de conteurs organisé par le Calife de Badgad qui se tiendra dans trois ans, cinq personnages hauts en couleur vont partir par monts et par vaux pour réunir la matière d'une histoire "si incroyable, si merveilleuse, si généreuse qu'elle ébranlera le coeur des gens qui l'entendront et qu'elle rendra le monde un peu meilleur." : Ahmed est le propre fils du Calife et en dépit de son jeune âge il financera le périple du groupe et n'aura de cesse d'assener mine de rien quelques vérités à ses compagnons de route ; Wahid a un genre particulier comme la suite le prouvera ; Nazim raconte des histoires qui ne sont pas de haute volée mais il fait la joie des chalands du marché de fruits et légumes fourbus par leur journée de travail et en quête de divertissement facile ; Tarek pour être mufle n'en est pas moins fort séduisant et manie l'art de captiver ses auditeurs et surtout ses auditrices par un geste, une intonation; Anouar le doyen du groupe est de loin le plus subversif ce qui lui vaudra d'être à couteau tiré avec les uns et les autres.

Quelques lignes ne suffiront pas à amorcer un descriptif des histoires qu'ils vont entendre au fil des rencontres, que ce soit celle que leur livrera la devineresse qui conditionnera leur voyage et leur participation à ce voyage initiatique; celle de l'idiot du village qui a préféré rester au village détruit par le séisme pour remodeler à sa façon la fresque d'un monastère ; celle du maître des assassins (ou des hachichins comme dirait Baudelaire) et des illusions ; celle sans fin mais très fine des anthropophages ; celle des lampions qui apportent une lumière étonnante ; celle du coffre à jouet qui n'est pas sans rappeler celle de Pandore ; celles de l'île et de son arbre aux oiseaux dont celle sur les idéalistes qui m'a beaucoup plue ; celle qui est impossible d'oublier ; celle des djinns dont j'ai fait mon miel ; celle de l'alchimiste qui loin de plomber l'ambiance permet de changer de regard de ceux qui l'entendent.

Je vous laisse découvrir qui gagnera le concours en riant par avance à votre surprise sur son identité et sur la façon dont il parvient à l'emporter car comme le dit Anouar "il est nécessaire de toujours bousculer les histoires [...] Malheur à ceux qui ne toléreront plus cette dérision ! Ceux-là verront leurs contes se transformer en un marbre monumental qui les écrasera sous son poids".

merci Reynald pour m'avoir permis de découvrir une si belle histoire

ajouter un commentaire commentaires (0)   
par christophe fétat publié dans : Chronique de bande dessinée

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
se referencer sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus