Victime pour des raisons génétiques d'un virus qui n'aurait jamais dû sortir du laboratoire souterrain où il a muté avec l'aide de chercheurs en quête de la meilleure arme biologique au
moindre frais, Karen Rees doit se résigner à prendre à heures fixes un médicament.
Un médicament qui à défaut d'être à coup sûr le bon est susceptible de faire l'affaire selon les bases de données des firmes pharmaceutiques peu enclines à se lancer dans des recherches de fond
pour "à peine" 80000 personnes infectées et une centaine de décès annuels. Une impression de déjà vu vous gagne, ne cherchez pas c'est malheureusement ce qui se passe d'ores et déjà pour bon nombre
de maladies dites orphelines.
Grâce à ses talents informatiques, Karen parvient à localiser sa soeur jumelle qui écume le globe moins pour trouver la matière à ses articles de vulgarisation scientifique que pour assouvir sa
passion pour les voyages. Pourra-t-elle la prévenir à temps des risques d'être également atteinte par ce virus ?
La nouvelle "Soeurs de sang" du recueil Axiomatique de
Greg Egan s'interroge comme
Un crabe sur la banquette arrière d'Elisabeth Gille sur les affres du
malade dont les moins douloureuses ne sont sans doute pas les modifications qu'entraînent sa pathologie dans ses relations sociales mais au-delà analyse froidement ce que peut entraîner une
politique médicale conditionnée par des entreprises pharmaceutiques pour qui la rentabilité est la priorité absolue.
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