Rien n'est grave puisque tout est aigu.

Je partage vos vues sur le sujet M. Fétat, mais je pense que le libéralisme n'est pas seul en cause. Certes, notre monde déborde de matérialistes, d'opportunistes, de calculateurs peu scrupuleux mais le film que vous résumez si bien montre aussi le danger que représentent les utopies. Il y a eu dans l'histoire, une utopie nazie, une utopie soviétique et bien d'autres; malheureusement il s'est avéré que la tâche était bien plus ardue qu'on ne le pensait. S'il existe une quelconque utopie –la réponse est peut-être dans l’étymologie- elle reste encore à être définie. Ce film subtil nous en fait prendre conscience à chaque instant. Quelle ironie qu'Eugène (le bon gène) se retrouve sur une chaise roulante alors que génétiquement parfait. Vous souvenez-vous de la scène dans laquelle il s'aide de l'escalier hélicoïdal pour se traîner au premier étage ? L'homme "parfait" a beau s'accrocher à la génétique (à l'ADN), il n'en demeure pas moins faillible. Une leçon pour l'avenir !
Par contre, je trouve le parcours du héros quelque peu irréaliste: un peu le "Just do it" américain...
Dans le même genre, on peut lire le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley.
@+
Vous avez raison, je ne sais rien de l'action de Vinnce hors de la blogosphère. D'ailleurs, je tiens à m'excuser de ma brutalité.
Mais les victimes de la famine ne seront sauvées par un juste courroux ou comme vous le dites "une légitime indignation". Vous souvient-il de la chanson de Georges Brassens: "Tous les gens bien intentionnés/S'amusaient à me voir jeûner". Avec de belles paroles, les choses n’avancent pas et pis, elles s’aggravent.
Par ailleurs, je sais qu’avec les milliards de dollars dépensés en Iraq, la faim aurait été vaincue pour un certain temps. Malheureusement, les politiques ne sont pas tous des utopistes ! Ils comprennent la mondialisation, la compétition et le capitalisme mais non la faim et la souffrance. De plus, pour eux, la famine n'est pas au coeur des enjeux de notre siècle. En effet, en priorité, il y a les énergies renouvelables, la croissance, le pouvoir d’achat ou encore le chômage !
D'autres avant vous ont demandé le partage des richesses; un brillant homme dont le nom m'échappe a dit "S'il existe une juste répartition des richesses, elle reste à découvrir" ou du moins quelque chose d'approchant. Nous retombons sur le problème de l’utopie et de sa possibilité. Pourra-t-on jamais trouver LA bonne utopie ? J’en doute.
Amicalement,
| Septembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | |||||||||
|
||||||||||
Commentaires