(photographie trouvée sur le site
actusf.com qui propose une interview de Jérôme Leroy)
La bibliothèque municipale de Lille recence sur son
site bon nombre de polars qui situent leur récit dans la région du
Nord. Parmi ceux-ci, elle liste
Rendez-vous rue de la monnaie de Jérôme Leroy mais elle omet de citer son
recueil de nouvelles
La grâce efficace publié en 1999 au cabinet des Belles lettres qui nous emmènait de
part et d'autre de la frontière belge des plages de Coxyde à celles de Bray-dunes en passant par les monts des Flandres et la métropole lilloise pour multiplier les réflexions sur le contexte
économique et politique. Des réflexions dont le miroir lucide anticipait de manière on ne peut plus prémonitoire sur bien des événements qui ont hélas suivis.
Si vous vous baladez du côté du blog de la dynamique maison d'édition
La moisson rouge vous aurez
la possibilité de découvrir en ligne une nouvelle inédite de Jérôme Leroy qui situe de nouveau son décor dans le Nord et plus précisément sur la côte d'Opale qui ne sera pas sans vous rappeler
l'enquête d'Elena Espérenza sur François Malone, ce professeur de français qui luttait contre le déterminisme social et lui avait fait découvrir la culture. Un enseignement qui lui avait évitée de
devenir comme tant de ses amis de "
la chaire à canon du libéralisme".
La courte nouvelle a des allures de pastiche, de transposition dans le roman noir d'un film à succès récent avec ce policier qui rêvait de travailler dans l'antigang ou les stups dans une grande
ville et qui se retrouve sous la pluie fine du littoral entre le Touquet et Hardelot où l'été dure au mieux une heure vingt.
En peu de mots, le romancier, montre dans
Un été à Capone-les-Bains comment des conditions matérielles données conduisent des individus à basculer avec une facilité inquiétante dans la
corruption et la criminalité : "
A Capone, l’été, pour les prolos, on vend des frites et des barbes à papa, les médecins lillois jouent au golf des Poilus, les avocats parisiens font du char à
voile et la mafia du monde entier blanchit entre cent et deux cent millions d’euros."
Autres textes de Jérôme Leroy chroniqués sur Muet comme un carpe diem
Comme dans un fauteuil Voltaire dans une bibliothèque en ruine
Le cimetière des plaisirs
rendez-vous rue de la monnaie
Rêves de cristal, Arques 2064
Départementales
La grâce efficace
Une si douce apocalypse
Bref rapport sur une fugitive beautée
4
par christophe fétat
publié dans :
Chroniques sur Jérôme Leroy
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