

Pour éviter que l'on en vienne à vivre des matins bruns tels que ceux que nous décrit
Franck Pavloff on peut lire
aux enfants cet album de Tomi Ungerer.
Nuage bleu est l'histoire d'un nuage plutôt mafflu et carrément rebelle qui refuse de pleuvoir et d'une façon générale de se conformer aux us et coutumes de ses pairs. Il préfère voguer au gré du
vent tout en bleuissant tout ce qu'il touche.
Néanmoins en survolant le monde il est ému par les guerres fratricides auxquelles se livrent les hommes parce qu'ils ne sont pas de la même couleur de peau. Aussi pour éteindre les incendies et
mettre un terme aux carnages, il décide de se sacrifier. Il se vide de sa substance pour répandre une pluie bleue sur les hommes qui les rendra tous bleus. La vie en bleue ramène la paix.
Les cyniques pourraient rappeler la blague de Coluche sur l'apartheid où un chauffeur de bus irrité des disputes entre passagers noirs et passagers blancs, tempête que désormais ils sont tous
bleus pour rajouter ensuite que les bleus clairs doivent s'installer devant et les bleus foncés derrière.
Il va sans dire mais cela va mieux en le disant : les choses ne changeront pas par le cynisme mais par la solidarité et les mouvements sociaux.
Cela devient de plus en plus urgent dans un pays qui se targue de 18000 expulsions de
Sans papiers cette année et
qui prévoit d'atteindre l'objectif de 25000 expulsions avant la fin de l'année.
POur lire une chronique sur un autre album autour de la couleur cliquez
ICI

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par christophe fétat
publié dans :
Chronique de littérature de jeunesse
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