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Samedi 24 novembre 2007
Home, sweet home

Si vous cherchiez  une apologie de la famille dans la littérature inutile de la rechercher dans les nouvelles de Maud Tabachnik contenues dans le recueil Home, Sweet Home.

A moins d'imaginer comme certains l'avaient fait à propos des chants de Maldoror qu'il faille faire une lecture en creux pour trouver la vision réelle de la romancière, les différentes situations familiales qu'elle évoque donnent des frissons de déplaisirs tant elles sont glaçantes.

Un froid qui réveille des douleurs universelles qui viennent contredire les images d'Epinal sur la famille chaleureuse et aimante.

Un homme qui s'interroge sur ses enfants et leur impact sur sa vie de couple, qui se fait du mauvais sang, cela peut paraître banal mais avec Maud Tabachnik cela vire au drame brutal en moins de cinq pages.

Comment une grossesse désirée peut-elle virer au cauchemar  et briser  les rêves d'une  jeune femme alors que son mari est  aimant et courtois et que les membres de sa belle famille rivalisent de gentillesse à son égard ?

Face à une actualité de plus en plus alarmante où des menaces d'attaques nucléaires et chimiques planent, il devient clair pour une famille jusqu'ici trés unie qu'il va falloir quitter le pays le plus rapidement possible. Mais ce projet de départ va cristalliser toutes les crispations larvées comme si cette décision de franchir la frontière leur faisait passer un rubicon sous-jacent.

Lorsque trouver de quoi manger est chaque jour une nouvelle épreuve, la paternité se trouve mise à mal dans une nouvelle située dans les favélas d'Amérique Latine. L'ombre du petit poucet n'est pas loin. Aussi quand deux Gringos proposent à Jésus d'emmener aux Etats-unis un de ses fils qui survit plus souvent grâce aux rapines de sa bande que grâce au travail de son mendiant de père, ses atermoiements sont inversement proportionnels aux sommes d'argent qu'on lui fait miroiter pour cette transaction. Ses inquiétudes sur les motivations des deux Américains s'effacent devant la possibilité de monter à l'aide de cet apport inespéré d'argent frais son entreprise de déménagement. Devenu adulte, son fils cherchera à revoir ses parents. Il découvrira ce que peut provoquer les remords.

Tout le recueil est ainsi, ça grince, ça dérange que l'histoire se place au sein d'une famille de la grande bourgeoisie européenne ou dans la brousse africaine.

Une façon de dire que dans la famille il y a toujours une faille.













Si vous avez surmonté la nausée que ces récits vous infligeront lisez ensuite Un été pourri pour connaître son opinion sur les rapports hommes-femmes et plongez-vous dans Le festin de l'araignée pour avoir une idée de ce que Maud Tabachnik pense d'une certaine forme d'éducation dans l'Amérique profonde.
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par christophe fétat publié dans : Chronique de roman ou de recueil de nouvelles

Samedi 17 novembre 2007
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"Les livres sont faits pour explorer des moments de bascule, des gouttes d'eau qui font déborder le vase, des failles" Olivier Adam

Sélectionné pour le prix Goncourt, le prix Renaudot et le prix Médicis, Olivier Adam n'aura finalement décroché aucun des trois avec son splendide roman sur les sans-papiers de Calais A l'abri de rien dont je vous avais d'ores et déjà parlé sur Muet comme un carpe diem.

A l'abri de rien, d'Olivier Adam















Est-ce parce qu'il a été adapté à l'écran dans un téléfilm de Jean-Pierre Améris Maman est folle qui doit être diffusé ce jeudi 22 novembre sur France 3 que le roman si sensible d'Olivier Adam a reçu le prix France Télévision ?

Toujours est-il que j'ai hâte de voir comment ce réalisateur qui avait d'ores et déjà adapté Poids léger  a réussi à mettre en image l'histoire de cette femme qui peu à peu va s'investir de plus en plus au côté des Sans-papiers kurdes au point d'en oublier sa famille. Le choix d'Isabelle Carré me ravit car depuis longtemps je trouve que cette actrice a une capacité à incarner des femmes sur le fil du rasoir comme dans le film Anna M.

Peu me chaut l'énertel débat sur le fait de savoir s'il vaut mieux lire un livre ou regarder son adaptation à l'écran puisque de mon point de vue ce téléfilm permettra toujours d'amener un peu plus de personnes à se pencher sur la question du sort des réfugiés et des Sans-papiers en général.

J'aime beaucoup ce que dit à ce sujet le romancier dans une interview accordée au site ww.linternaute.com

Ce téléfilm a été primé lors du festival de la Rochelle le 15 septembre dernier (grand prix du jury, prix du meilleur scénario pour Jean-Pierre Améris et Olivier Adam, coup de coeur pour la meilleure fiction, prix du jury des jeunes du Conseil général de Charente maritime)

Olivier Adam est également l'auteur du roman Je vais bien, ne t’en fais pas, adapté au cinéma par Philippe Lioret avec  une interprétation surprenante de Kad  Mérad.
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par christophe fétat publié dans : Chronique de film

Mercredi 14 novembre 2007

Les journaux télévisés ne cessent de montrer les déboires des usagers dans la panade. Ce service public est vital pour la population et c'est bien pour cela qu'il faut en maintenir la qualité et refuser qu'il soit livré aux spéculateurs tranche par tranche.

Ce train de mesures sur les régimes spéciaux en cache bien d'autres, ne soyons pas dupes !
Cette réforme est un cheval de Troie pour aller encore plus loin ensuite pour le régime général.

Par contre le gouvernement se garde bien de réformer en profondeur le régime spécial des parlementaires qui est des plus avantageux lorsque l'on voit à combien se monte la retraite d'un député (pour vous faire une idée  consultez le site de Rue89 ou du figaro entre autres) qui a exercé un seul mandat de cinq ans. Bien des cheminots qui ont côtisé 37,5 ans aimeraient pouvoir toucher une retraite similaire !

Tandis que les cadeaux fiscaux pleuvent pour les plus riches on ne cesse de demander aux plus pauvres de se serrer la ceinture. L'objectif à terme de cette droite décomplexée est de tendre vers le modèle américain avec les risques que l'on sait au vu de la crise immobilière en vigueur aux Etats unis et autres scandales liés aux fonds de pension.

J'ai reçu récemment un communiqué d'usagers qui soutiennent le mouvement des cheminots. Je pense qu'il est intéressant de le diffuser pour contribuer à contrecarrer la propagande gouvernementale.

Grève des cheminots :

Qui nous prend en otage ?

 

« Pas un jour sans qu'il y ait des retards ou des suppressions de trains ! »

 

Vrai !

98% des retards et des suppressions de trains correspondent à des problèmes techniques induits par les économies effectuées sur l'entretien et la surveillance des trains et du réseau ferré (2% seulement sont dus aux grèves !).

De plus, quand il y a panne ou retard, les informations passent mal depuis l'automatisation de l'accueil et des guichets.

Le désengagement de l'Etat par décentralisation aux régions, avant-goût de la privatisation pur et simple de la SNCF, annonce un désastre digne de celui qui fait, depuis sa privatisation, la réputation du chemin de fer britannique.


Dans ce contexte, les cheminots sont très souvent les premières cibles de la colère légitime des usagers, pendant que les vrais responsables (l'Etat et la direction de la SNCF), saboteurs de ce service public fondamental, organisent la propagande médiatique anti-cheminot, et s'enrichissent à nos dépends des non-remboursements de plus en plus fréquents des billets pour cause de retard…

 


« Les cheminots sont des privilégiés ! »

 

Faux ! Le régime spécial a été créé en 1909 pour tenir compte des contraintes du métier de cheminot : spécificité des tâches, obligations de sécurité, continuité du service public. Nous ne sommes plus au temps de la vapeur, mais ces contraintes existent toujours.

120 000 cheminots ont des horaires atypiques ou décalés (de nuit, les weekends end et jours fériés), des conditions de travail qui n'ont rien à voir avec les « privilèges ». En échange de la possibilité de partir à 55 ou 50 ans, les cheminots touchent de plus petites retraites que les autres salariés à qualification égale.

62 % des pensionnés de la SNCF touchent moins de 1500 euros brut par mois. Or on leur demande maintenant de travailler plus longtemps et de toucher moins encore : L'introduction de la décote va se traduire par une baisse des retraites de près de 30 %.

Chacun peut donc comprendre la légitimité de leur colère et de leur volonté de défense. Il faut défendre l'égalité et l'équité entre régimes de retraites, mais par le haut, pas par le bas. Les salariés qui ont des métiers difficiles, pénibles ou dangereux doivent pouvoir partir à 55 ans.

En 1995, on a parlé de grève par procuration. Aujourd'hui le gouvernement prévoit une nouvelle attaque du système de retraite pour tous les salariés, public et privé, après les municipales de 2008 : entre autres, tous les salariés passeront à 41 puis 42 ans de cotisations.

Il y a aujourd'hui une communauté d'intérêts entre ceux qui défendent les régimes spéciaux et ceux qui refusent une nouvelle remise en cause du régime général… Nous sommes tous concernés, et c'est maintenant qu'il faut être solidaires !

L'ex-numéro 2 du MEDEF l'annonce clairement ( Challenges, 4 octobre 2007) : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance, un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie  ».

Quand tous les acquis sociaux auront été alignés par le bas, le gouvernement et le MEDEF n'auront plus qu'à qualifier de « privilèges » nos retraites et nos congés payés !                         
     

 

Novembre 2007

Collectif Lillois d'Usagers Solidaires des Cheminots en lutte

usagers.solidaires@gmail.com

 
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par christophe fétat publié dans : Lire l'actualité

Dimanche 11 novembre 2007

Edition poche










En attendant de trouver le texte sur Belleville évoqué par YanG et Martine dans les commentaires qu'ils avaient postés à propos de mon article sur Mygale, Mon vieux, Moloch  et Comedia, de Thierry Jonquet j'ai découvert chez les bouquinistes Le bal des débris.

Si l'humour n'est pas totalement absent de ces quatre romans, il va sans dire que c'est loin d'être leur vertu cardinale. Par contre, la lecture du Bal des débris est on ne peut plus désopilante.

Dans la biographie composée par Stéphanie Lagny reproduite sur le site officiel de l'auteur, on apprend qu'après avoir abandonné des études de philosophie, Thierry Jonquet  a papillonné d'un emploi à un autre, puis sur le conseil d'un Kinésithérapeute, qu'il avait rencontré après un accident de voiture, il est devenu ergothérapeute.

En 1976 et 1977,  il côtoie des handicapés et des vieillards grabataires dans un service de gériatrie qui vont lui inspirer Le bal des débris . Pour être son premier roman, Le bal des débris ne sera pourtant pas publié qu'en 1984 alors Mémoire en cage l'avait été en 1982 bien que rédigé plus tard.

Pour mettre à distance le spectacle quotidien de la mort, Thierry Jonquet dresse en une centaine de pages le récit cocasse de la rencontre de Frédo et d'Alphonse Lepointre.

Le premier très jeune travaille bon gré mal gré au service de rééducation et exerce le noble art du pousse-chariot. Avec son collègue Budat, Son boulot huit heures durant : "c'est d'aller dans les étages, de virer les vieux de leur lit douillet, de les hisser sur [ses] chariots, et de les expédier dans les bras des kinés. Dans les gros bras plein de poils des kinés.".

Le second avait avant la guerre une vie de truand spécialisé dans l'ouverture des coffres mais a préféré se ranger des affaires après la libération et user de son chalumeau dans le domaine plus légaliste de la plomberie zinguerie.

Très vite, les deux hommes sympathisent et font le constat que "la plomberie et les chariots, ça va bien un temps, mais faut voir plus large.' Lorsque Frédo et Alphonse découvrent qu'une des patientes est la veuve de l'ancien conseiller général du département et qu'elle conserve jalousement une malette remplie de pierres précieuses dans sa chambre surveillée en permanence par un agent de sécurité, ils décident tout de go de la dérober et de changer de vie.

Au fil de pages dont le ton n'est pas sans rappeler les aventures du Poulpe créé par Jean-Bernard Pouy en 1995, Frédo dresse des portraits hilarants des patients et du personnel de l'hôpital qui ont chacun leurs manies, leurs combines mais aussi de sa compagne Jeannine, militante acharnée mais pas du tout décharnée.

La préparation patiente de ce cambriolage peu ordinaire qui va conduire Alphonse à réactiver ses réseaux dans le milieu, son déroulement à proprement parler le jour du bal costumé qui ne sera pas sans rebondissements et enfin le moyen incongru mis au point par les deux complices pour retirer les diamants au nez et à la barbe des pandores qui ont élu domicile dans l'hôpital sont autant d'occasion de s'offrir de longs fous rires !

Néanmoins en filigrane derrière l'humour se glisse une réflexion sur la fin de la vie qui ne laissera pas indifférent et qui est bien dans la lignée des polars plus sombres que Thierry Jonquet publiera ensuite.

D'autres textes de Thierry Jonquet chroniqués dans Muet comme un carpe diem :

La folle aventure des Bleus.... , DRH

Ils sont votre épouvante vous êtes leur crainte

Comedia, Moloch, Les orpailleurs

Mygale

Jours tranquilles à Belleville


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par christophe fétat publié dans : Chroniques sur Thierry Jonquet

Jeudi 8 novembre 2007


Pour éviter que l'on en vienne à vivre des matins bruns tels que ceux que nous décrit Franck Pavloff on peut lire aux enfants cet album de Tomi Ungerer.

Nuage bleu est l'histoire d'un nuage plutôt mafflu et carrément rebelle qui refuse de pleuvoir et d'une façon générale de se conformer aux us et coutumes de ses pairs. Il préfère voguer au gré du vent tout en bleuissant tout ce qu'il touche.

Néanmoins en survolant le monde il est ému par les guerres fratricides auxquelles se livrent les hommes parce qu'ils ne sont pas de la même couleur de peau. Aussi pour éteindre les incendies et mettre un terme aux carnages, il décide de se sacrifier. Il se vide de sa substance pour répandre une pluie bleue sur les hommes qui les rendra tous bleus. La vie en bleue ramène la paix.

Les cyniques pourraient rappeler la blague de Coluche sur l'apartheid où un chauffeur de bus irrité des disputes entre passagers noirs et passagers blancs,  tempête que désormais ils sont tous bleus pour rajouter ensuite que les bleus clairs doivent s'installer devant et les bleus foncés derrière.

Il va sans dire mais cela va mieux en le disant :  les choses ne changeront pas par le cynisme mais par la solidarité et les mouvements sociaux.

Cela devient de plus en plus urgent dans un pays qui se targue de 18000 expulsions de Sans papiers cette année et qui prévoit d'atteindre l'objectif de 25000 expulsions avant la fin de l'année.

POur lire une chronique sur un autre album autour de la couleur cliquez ICI
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par christophe fétat publié dans : Chronique de littérature de jeunesse

Vendredi 2 novembre 2007


Entamer la lecture d'un polar de Thierry Jonquet expose à des sentiments ambivalents.

Si la qualité des constructions narratives le laissera pantois devant leur densité et leur ciselure, il risque d'avoir du mal à surmonter la nausée que les thèmes abordés vont inéluctablement provoquer.

logo ARTICLE 248

Que l'horreur survienne dès les premières pages comme dans Moloch et dans Mygale ou qu'elle survienne au fil de la découverte des zones sombres de l'histoire comme dans Les orpailleurs ou Comedia, le romancier s'ingénie à retarder la compréhension des tenants et des aboutissants de son récit en dissiminant des éléments qui ne feront sens qu'une fois tous mis bout à bout tout en montrant combien les individus sont complexes et jamais tels qu'on se les représente.

Thierry Jonquet - Mon Vieux

Comme de juste dans les romans noirs c'est souvent dans la marge qu'il va aller chercher ses personnages pour mieux nous donner à voir la face cachée d'une société qui ne parvient pas toujours à donner le change. Sans domicile fixe, enfants roumains, réfugiés politiques, travailleur précaire vivant d'expédients, petites frappes, saltimbanques sont autant de voix qui viennent prendre la parole pour dénoncer les injustices, les barbaries orchestrées par d'autres.

Thierry Jonquet excelle à tisser des histoires qui montrent que les destinées individuelles sont conditionnées par les contextes économiques et sociaux de façon inéluctable poussant des individus à commettre l'irréparable ou au contraire à sortir de la routine du quotidien pour devenir sinon des héros du moins des êtres humains.

Ni angélisme ni désespérance totale mais une furieuse envie de regarder la vie telle qu'elle est quitte à tordre le cou à des idées reçues, quitte à écorner les images d'Epinal et les certitudes. Le Sans domicile fixe peut s'avérer être sous sa plume un proxénète comme dans Mon vieux  ou un sauveur improbable mais réel comme dans Moloch ou tout simplement un homme qui s'efforce de surnager dans l'eau tourmentée de l'économie mondiale comme dans La folle aventure des Bleus....

A y regarder de près on se rend d'ailleurs compte que Charlie de Moloch et Adrien de La folle aventure des Bleus ne sont pas sans similitude puisque tout d'eux vont voir leur destinée bouleversée par le cambriolage d'un chantier où ils avaient l'intention de voler un lot d'outillage mais les quatre ans qui séparent ces deux textes apportent au contexte des ombres et des lumières.

NB du 21 février 2008 : Vinnce m'a communiqué dans un commentaire sur Jours tranquilles à Belleville le lien suivant sur l'action de l'association Don Quichotte en faveur des SDF. C'est un très bon reportage qui ne cache aucune des difficultés de ce mouvement de solidarité et donne la parole aux exclus : http://www.dailymotion.com/video/x4d8j5_poudre-aux-yeux_politics

Autres romans de Jonquet chroniqués sur Muet comme un carpe diem

Jours tranquilles à Belleville

La folle aventure des bleus ...


Le bal des débris

Ils sont votre épouvante vous êtes leur crainte

Mygale

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par christophe fétat publié dans : Chroniques sur Thierry Jonquet

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