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Samedi 26 avril 2008
"Les mathématiques sont la poésie des sciences."  Léopold Sédar Senghor

"Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers je n'ai pas de certitude absolue."
Albert Einstein

" Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas toujours."
Albert Einstein




Comment faut-il enseigner les mathématiques ?

Pour garantir un socle commun au plus grand nombre, faut-il faire la part belle à l'automatisation ou à la résolution de problèmes ? Faut-il favoriser l'abstraction ou la manipulation ? Le calcul doit-il être mental ou réfléchi ? Faut-il d'ailleurs opposer toutes ces démarches ou les rendre complémentaires et solidaires ?

Autant de marronniers qui fleurissent aussi bien autour du zinc du comptoir qu'à la une du journal télévisé, aussi bien dans les salles des profs que dans les salons des parents d'élèves.

Si a priori la littérature conte plus qu'elle ne compte, elle lance parfois un pavé dans la mare des mathématiques. Logique finalement, l'étymologie de calcul n'est-elle pas caillou ?

Lorsque le narrateur  de Rides de Charles Simmons revient à la fin de sa vie sur son enfance, il explique qu'il abordait les chiffres d'abord selon leurs caractérisques esthétiques. Ce qui lui inspire des sentiments divers quasi philosophiques. Un peu comme Goldmund qui dans Narcisse et Golmund  d'Herman Hesse détourne la forme des lettres pour leur donner l'aspect d'un oiseau ou d'un poisson pour ensuite s'interroger sur la dialectique entre la science et la nature.

Néanmoins ces remarques sur l'aspect des chiffres lui donnèrent également des moyens sûrs pour les mémoriser, pour retenir la quantité qu'ils symbolisaient, établir des relations entre eux et comprendre le principe de la numération décimale  : " Un jour qu'il était retenu au lit avec un gros rhume - il avait alors cinq ans - il s'aperçut que la série 0-9 était parallèle aux séries 10-19, 20-29, etc. Soulevé par une vague de puissance, il écrivit sur une feuille de papier la liste des nombres depuis un jusqu'à cent cinquante et un. Il savait que si on lui en laissant le temps, il serait capable de créer indéfiniment des nombres."

Dans une des nouvelles du recueil Le robot qui rêvait Isaac Asimov aborde lui aussi cette sensation de pouvoir. Son récit se situe  en pleine guerre contre les extraterrestres. Tous les vaisseaux engagés dans le conflit par les Humains comme par les Denebiens sont commandés par des ordinateurs de plus en plus perfectionnés. Lorsque le technicien Myron Aub  redécouvre paradoxalement les bases de l'arithmétique en étudiant pendant ses loisirs le fonctionnement de vieux appareils, sa trouvaille   va susciter l'intérêt des autorités.

En effet, Isaac Asimov nous décrit un monde où la dépendance aux ordinateurs est devenue si importante que même les plus grands mathématiciens ne savent plus comment leurs machines procédent pour effectuer une addition, une multiplication ou une racine carrée. ils voient là le moyen d'enfin dépasser leurs adversaires dans cette course folle à l'armement. Déçu par l'utilisation qui sera faite de ses travaux, l'inventeur de la graphitique qui consiste à faire les calculs en écrivant sur un papier finit par se suicider.

Mais "après tout, on avait plus besoin de lui. Peut-être avait-il inventé la graphitique mais, une fois lancée, elle allait continuer et progresser toute seule, triomphalement, jusqu'à ce que les missiles habités deviennent possibles ainsi que des choses dont on avait pas encore idée.
Neuf fois sept, pensa Shuman avec une profonde satisfaction, font soixante-trois et je n'ai pas besoin d'une calculatrice pour me le dire. La calculatrice est dans ma propre tête.
Et, il était stupéfié par la sensation de pouvoir que cela lui procurait.
"

Dans Rides on assiste à une semblable perte de compréhension des bases des mathématiques. De la même façon qu'il avait déchiffré par lui-même les secrets de la numération décimale, le personnage principal a compris comment obtenir les rapports que traduisent les tables de multiplication. Mais sommé de les apprendre par coeur il finit par "perdre son premier sens de l'architecture des nombres". Au collège l'algèbre "avec l'introduction des lettres abâtardissait l'élégance des nombres et les mathématiques devinrent peu à peu sa matière la plus faible". Ce n'est que bien plus tard qu'il parvient à se réapproprier les nombres et à reprendre plaisir à ne plus seulement appliquer mais bel et bien comprendre ce qu'il fait

Entre Charles Simmons qui propose, un peu comme Christine Angot, une écriture circulaire qui apporte à chaque chapitre un éclairage supplémentaire sur un ensemble fini d'événements sur lesquels il revient sans cesse pour créer comme le dit Dominique Fargues à propos des locataires de l'été "une atmosphère à la Edward Hopper, où, sous une esthétique du dépouillement, se révèlent des univers chargés"et Isaac Asimov qui montre à merveille que derrière la simplicité et la banalité apparente de quelques lois se dissimule la complexité, il y a de quoi se réconcilier avec le plaisir de se frotter avec le feu prométhéen de la réflexion.

A une époque où l'on veut nous réduire à de simples pousse-boutons, il est important de nous réapproprier la capacité à penser par nous mêmes !



Dans un tout autre registre (encore que) l'OULIPO a commis en 2003 un hommage à Raymond Queneau autour d'une dizaine de mots empruntés aux titres de ces textes. Les pages consacrées à Mille valent le détour.

Les sites suivants proposent une bibliographie d'autres textes littéraires abordant les mathématiques ou les sciences en général.  Cliquez  ICI et

Etymologie de chiffre : de l'arabe sifr, vide et de l'italien cifra, zéro.

Faut-il donc comprendre le verbe déchiffrer comme sortir du vide, comme une invitation à la cosmogonie ?

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par christophe fétat publié dans : Chronique de roman ou de recueil de nouvelles

Samedi 19 avril 2008



Tous les citoyens qui restent vigilants se souviennent de la polémique qui entoura l'introduction de la possibilité d'un test ADN par l'amendement de Thierry Mariani pour le regroupement familial dans le cadre des lois Hortefeux sur l'immigration. Un test voulu pour lutter contre la fraude à l'état civil pendant que dans le même temps se mettait en place une logique de quotas sur la base des compétences recherchées.

Si vous voulez avoir une idée de ce que pourrait donner, si elle était poussée à l'extrême, cette logique sécuritaire couplée à cette volonté de n'accueillir les individus que s'ils présentent les aptitudes adéquates à un moment donné, je vous invite à (re)découvrir le film d'Andrew Niccol Bienvenue à Gattaca.

Vincent Freeman, le bien nommé, ne peut participer au programme Gattaca qui sélectionne les futurs astronautes car il est un enfant de la providence, un de ces enfants conçus in vivo et parce qu'il présente, selon les tests génétiques qui ont été pratiqués dès sa naissance, une faiblesse cardiaque qui limite en théorie son espérance de vie à une trentaine d'années.

Refusant de voir son rêve brisé par cette logique discriminatoire, il devient un pirate génétique et usurpe avec l'accord de l'intéressé, l'identité de Jérôme Eugène Morrow, ancien champion de natation.

Jérôme a été conçu in vitro par sélection des gamètes de ses parents pour répondre au mieux aux critères eugénistes de l'époque mais il a perdu l'usage de ses jambes dans un accident. Initialement, uniquement motivé par l'argent, Jérôme finira par adhérer au rêve de Vincent qui désire partir sur Titan dans le prochain vol spatial. De même, plusieurs des personnes qui découvriront la supercherie finiront par comprendre pourquoi Vincent prend autant de risques pour substituer les traces génétiques de Jérôme aux siennes.

Ils finiront par prendre conscience que cette société qui met en avant l'efficacité pour justifier l'injustice doit être combattue pied à pied et pourquoi leur propre situation n'est pas si éloignée de celle de cet exclu génétique et que partant prendre son parti c'est choisir une autre vision de ce que devraient être les rapports humains.

Le tout dans un film de Science fiction subtil sans effets spéciaux tapageurs et racoleurs qui suggère plus qu'il n'explicite. A (re)voir vraiment !

NB du 20 juin 2008 : on peut trouver dans le recueil de nouvelles  Axiomatiques de Greg Egan une superbe nouvelle sur les risques de la volonté de sérier les individus selon leur ADN qui aborde la question sous un angle encore plus aigu.
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par christophe fétat publié dans : Chronique de film

Lundi 14 avril 2008


(photographie trouvée sur le site actusf.com qui propose une interview de Jérôme Leroy)

La bibliothèque municipale de Lille recence sur son site bon nombre de polars qui situent leur récit dans la région du Nord. Parmi ceux-ci, elle liste Rendez-vous rue de la monnaie de Jérôme Leroy mais elle omet de citer son recueil de nouvelles La grâce efficace publié en 1999 au cabinet des Belles lettres qui nous emmènait de part et d'autre de la frontière belge des plages de Coxyde à celles de Bray-dunes en passant par les monts des Flandres et la métropole lilloise pour multiplier les réflexions sur le contexte économique et politique. Des réflexions dont le miroir lucide anticipait de manière on ne peut plus prémonitoire sur bien des événements qui ont hélas suivis.

Si vous vous baladez du côté du blog de la dynamique maison d'édition La moisson rouge vous aurez la possibilité de découvrir en ligne une nouvelle inédite de Jérôme Leroy qui situe de nouveau son décor dans le Nord et plus précisément sur la côte d'Opale qui ne sera pas sans vous rappeler l'enquête d'Elena Espérenza sur François Malone, ce professeur de français qui luttait contre le déterminisme social et lui avait fait découvrir la culture. Un enseignement qui lui avait évitée de devenir comme tant de ses amis de "la chaire à canon du libéralisme".

La courte nouvelle a des allures de pastiche, de transposition dans le roman noir d'un film à succès récent avec ce policier qui rêvait de travailler dans l'antigang ou les stups dans une grande ville et qui se retrouve sous la pluie fine du littoral entre le Touquet et Hardelot où l'été dure au mieux une heure vingt.

En peu de mots, le romancier, montre dans Un été à Capone-les-Bains comment des conditions matérielles données conduisent des individus à basculer avec une facilité inquiétante dans la corruption et la criminalité : "A Capone, l’été, pour les prolos, on vend des frites et des barbes à papa, les médecins lillois jouent au golf des Poilus, les avocats parisiens font du char à voile et la mafia du monde entier blanchit entre cent et deux cent millions d’euros."

Autres textes de Jérôme Leroy chroniqués sur Muet comme un carpe diem
Comme dans un fauteuil Voltaire dans une bibliothèque en ruine
Le cimetière des plaisirs

rendez-vous rue de la monnaie
Rêves de cristal, Arques 2064
Départementales
La grâce efficace
Une si douce apocalypse
Bref rapport sur une fugitive beautée
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par christophe fétat publié dans : Chroniques sur Jérôme Leroy

Mardi 8 avril 2008
http://accel12.mettre-put-idata.over-blog.com/0/10/54/15/critiques/chagrin-d-ecole.jpg

Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé.
Montesquieu, Mes pensées

 




Comme tant d'autres j'ai lu les tribulations de la tribu Malaussène ou l'essai Comme un roman qui se limite pas, loin s'en faut aux droits du lecteur, si souvent cités. Lorsque la médiathèque de mon quartier a mis en avant le dernier livre de Daniel Pennac, j'ai donc été tenté de voir de quoi il retournait.

La polysémie du mot chagrin permet en effet d'évoquer aussi bien le déplaisir que la tristesse en passant par la morosité ou l'irritation. Le terme désigne également la peau de chèvre, de veau ou de vache qui rendue grenue après un traitement idoine sera utilisée par les relieurs. Sans parler de la peau de chagrin de Balzac et de la malédiction qui y est associée.

Le titre résume donc assez bien le contenu de cet essai sur les difficultés scolaires. En dépit de son parcours d'ancien cancre qui peina tant et plus sur les bancs de l'école,  Daniel Pennac nous explique comment il réussit pourtant à devenir professeur puis écrivain à succès.


Pour Daniel Pennac qui se retrouve par conséquent à la fois juge et partie, l'exercice n'est pas sans difficultés car le cancre qu'il fut continue à faire entendre sa voix douloureuse. Une voix quasi schizophrènique qui boude le plaisir de la réussite. Une voix qui remet en cause les certitudes du pédagogue citoyen comme dans cet épisode de la rencontre avec Maximilien dans les rues de Belleville.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/0/9/9782070342907.jpgArrogant dans un premier temps lorsqu'il avait demandé sans amènité du feu à ce passant , Maximilien avait ensuite reconnu l'auteur de la Fée carabine et lui avait demandé, rouge de confusion, de l'aide pour un devoir de français. Parce qu'il lui avait demandé du feu sans aucun respect, l'écrivain avait refusé son aide à l'adolescent.

De prime abord, on pourrait tomber d'accord sur cette limite posée, mais le cancre qui s'exprime par la plume de l'écrivain met en exergue qu'il a par ce refus gâché une occasion de rebondir sur cette demande intéressée pour la transformer en intérêt pour le texte.

C'est l'un des points forts de ce livre : montrer sans culpabiliser que nous contribuons sans le vouloir à élever les murs qui enferment ces élèves accumulant les échecs que nous soyons parents, enseignants ou citoyens. Ce qui n'est pas sans rappeler l'appel de Thierry Jonquet à aborder la complexité certes sans angélisme mais également sans manichéisme pour tordre le coup aux positions de principes pétries de bonnes intentions. Daniel Pennac partage la volonté de François Bégaudeau de rendre compte de façon clinique de la réalité de l'école au-delà de tout esprit partisan.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/1/9/9782020591911.jpg Un esprit chagrin pointerait non sans raisons que si Daniel Pennac est parvenu à sortir de son statut de cancre c'est en partie dû à son milieu social (père polytechnicien) qui lui a permis de profiter du consumérisme scolaire et de jongler entre les établissements en fonction des besoins supposés.

Mais ce serait faire peu de cas des efforts sincères developpés par l'écrivain pour mettre à jour quelques unes des causes de la difficulté d'apprendre, les stratégies d'évitement, les appels à l'aide déguisés en provocations, le besoin d'amour de l'enfant qui va le pousser à appliquer à la lettre et hors de propos  ce que lui a été dit par l'enseignant. Ce serait faire peu de cas des pistes pédagogiques qu'il propose pour réconcilier ces mêmes enfants avec la littérature et l'analyse grammaticale.

De quoi essayer de comprendre ce que peut désigner "le " et "y" dans "Tu le fais exprès !" ou dans "J'y arrive pas !"  quoiqu'on pense par ailleurs des idées de l'auteur, de l'ancien professeur de français ou du citoyen.. De quoi contribuer au débat sur les nouveaux programmes et plus largement sur l'avenir de nos enfants.


Le cancre

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur

Jacques Prévert, Paroles.

Pour visionner un entretien de Daniel Pennac cliquez ICI
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par christophe fétat publié dans : Chronique de roman ou de recueil de nouvelles

Dimanche 6 avril 2008
http://tecfa.unige.ch/perso/staf/lattion/blog/images/hot-fuzz-poster-2.jpg

Sorti major de sa promotion, NIcholas Angel (Simon Pegg) fait figure de policier parfait. D'une rigueur à toute épreuve qui confine au rigorisme, il n'a de cesse de faire régner l'ordre à en exploser les statistiques de son commissariat. Fatalement, son  zèle risque de faire passer ses collègues pour des tire-au-flanc ! Une expression qui désigne d'ailleurs au départ ces soldats qui s'efforçaient d'éviter le front par tous les moyens.

Pour le bien de tous, sa hiérarchie directe lui décerne, bien entendu à titre de promotion pour ses services exemplaires qui lui ont valu quelques cicatrices, une mutation expresse pour le village de Sandford qui concourt pour le titre de village de l'année. De son nouvel équipier Danny Butterman, pilier de pub invétéré, aux deux inspecteurs qui ont autant de poils à la moustache que de poils dans la main, les nouveaux collègues de ce policier à la peau dure comme la loi ont également mutatis mutandis une interprétation du bien de tous qui ne va pas sans quelques entorses avec le manuel.

Relégué le plus souvent à des tâches subalternes aussi passionnantes que la surveillance des kermesses ou une enquête sur la disparition d'une oie, son quotidien devient d'un ennui mortel où l'apogée de l'action est l'arrestation d'un adolescent qui vient de voler un sachet de chips contre lequel le directeur du supermarché ne désirera même pas porter plainte.

Les notables du village omnubilés par le désir de préparer au mieux le village pour le concours, s'empressent de museler l'ardeur de Nicholas Angel lorsqu'une série de morts inexpliquées vient décimer quelques unes des "personnalités" de Sandford et l'invitent à se concentrer sur d'autres calamités bien plus graves comme les graffitis où les saltimbanques qui dénaturent selon eux la quiétude de la communauté villageoise. Toute personne qui serait tentée de faire un parallèle avec la tartufferie olympique actuelle serait bien entendu très mal inspirée.

Mais rien n'y fait, le flic londonien en accord avec l'étymologie est une véritable mouche du coche, et va déclencher un véritable tsunami dans cette bourgade rurale où pourtant personne ne voulait de vagues. S'en suit, une cascade de gags qui multiplient de manière tantôt subtile tantôt explicite, les clins d'oeil aux films d'action tout en approfondissant des personnages parfois fouillis mais le plus souvent fouillés. Le rythme endiablé de cette comédie d'Edgar Wright qui oscille entre le pastiche et la critique de société, développe un humour anglais plus enlevé et plus élevé que celui de Mister Bean et fait par moment penser aux truculences des Monthy Python ou de Sacha Baron Cohen.

Sans crier au chef-d'oeuvre, Hot Fuzz mettra à mal vos zygomatiques et vous invitera qui plus est à vous interroger sur les notions de bien et de mal.  A l'heure où l'on banalise l'émission d'ultrasons pour dissuader les jeunes de se regrouper et où la France se rapproche de l'Otan, rire ne vous fera pas de mal !

L'image “http://www.sbbfc.co.uk/images/hot-fuzz-insert-caption-433.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Pour voir la bande annonce en français de Hot Fuzz cliquez ICI
Pour voir la bande annonce de Hot Fuzz en anglais cliquez ICI
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par christophe fétat publié dans : Chronique de film

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