Dimanche 19 juillet 2009
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Au hasard de mes pérégrinations dans les médiathèques de ma ville, je suis tombé sur
une adaptation à l'écran dOrdo, un roman de Donald E. Westlake que j'avais chroniqué
il y a un an de celà.Ordo un est marin qui découvre par hasard que la star qui fait fantasmer la majeure partie de la gente masculine est son ex-femme. Incrédule, il demande une permission à sa hiérachie pour essayer de la rencontrer et comprendre comment la jeune Estelle a pu se métamorphoser à ce point. Les années écoulées et la décoloration en blonde platine ne suffisant pas à ses yeux à expliquer cette sensation d'inquiétante étrangeté qui le saisit lorsqu'il visionne ses films.
Le contexte en a été francisé, bien des aspects des réflexions que peut se faire Ordo, son désarroi, son incrédulité, ses espoirs ou ses inquiétudes face à Estelle ou son entourage, ont été transcrits pour les besoins du cinéma sous d'autres formes de narration voire passés à la trappe mais l'essentiel est bien là. Le décor de la maison luxueuse de la vedette et de sa piscine étant un personnage à part entière au côté de Marie-Josée Croze (récemment mise en lumière par son interprétation aux côtés de Daniel Auteuil dans l'adaptation du roman Je l'aimais d'Anna Gavalda par Zabou Breitman) et de Roschdy Zem (qui campe avec Jamel Debbouze et Sami Naceri, un des soldats magrébhins venus délivrer la France occupée dans Les indigènes de Rachid Boucharef)
De même, le film rend très bien compte de ces regards qui changent lorsque ses camarades ou sa maîtresse actuelle apprennent qu'Ordo a été marié par le passé à celle qui est devenue une star à la sensualité volcanique. La scène du repas avec la mère de l'actrice est une des plus réussies.
Bref le film est à voir. Bien sûr, il vous déroutera peut-être par sa lenteur apparente qui a quelque chose du supplice de la goutte d'eau. Mais, à mon sens, il est exactement au rythme nécessaire pour traduire la tension sousjacente à la situation. Comme dans Eternal Sunshine of the spotless light il y a une véritable dialectique entre l'identité et les souvenirs.
On peut à juste titre s'interroger s'il était vraiment nécessaire que le film s'attarde autant sur la plastique de Marie-Josée Croze certes affriolante ou sur les scènes de tournage certes croustillantes mais à une époque où le paraître prime sur l'étre dans de plus en plus de domaines, (re)voir ce film permettrait de se poser bien d'autres questions plus actuelles sur la mainmise de la communication dans tous les pans de nos sociétés. Ne sommes-nous pas tous comme Ordo en train d'essayer de trier le vrai du faux dans les faux semblants du quotidien médiatique ?
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Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de film
Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de film

Au début des années 90, un certain Gérard
Mulliez, à la tête d'Auchan mais également d'Agapes Restauration qui regroupe plusieurs enseignes telles que Pizza Paï, les 3 brasseurs ou Flunch, milite ouvertement pour une baisse de la TVA pour
la restauration. Avec un chiffre d'affaire total annuel de 600 millions d'euros on comprend ses motivations.
Si j'ai dévoré en une nuit le roman culinaire de Poppy Z. Brite, j'ai
avant tout apprécié qu'elle ne se contente pas de glorifier la gastronomie américaine et qu'elle n'hésite pas à montrer l'envers du décor, la tambouille interne des milieux de la
restauration qui est loin d'être ragoûtante.
Luc a perdu ses clés, sa serviette et son emploi mais n'aurait-il pas perdu de
surcroît la tête ?
Edward Mayhew et Florence Ponting se rencontrent par hasard ou par nécessité à l'occasion d'un
rassemblement contre la prolifération nucléaire. Dans l'Angleterre pudibonde du début des années 60, "leur cour ressemblait à une pavane, à une manifestation solennelle, ralentie par un
protocole jamais signé ni mentionné, mais généralement observé".

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