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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 17:01

"Les livres sont faits pour explorer des moments de bascule, des gouttes d'eau qui font déborder le vase, des failles" Olivier Adam

 

Ces quelques mots du romancier à l'écriture sensible résument bien son oeuvre et remplaceront tous ceux superflus que j'aurais pu aligner pour rendre compte de cette lecture qui m'avait secoué à tel point que j'en étais resté muet. On ne ressort jamais totalement indemne d'un de ses livres mais à coup sûr plus humain.

 

Chronique de A l'abri de rien cliquez ici.

Pour lire une chronique de Falaises d'Olivier Adam cliquez ici
Pour lire la chronique sur le téléfilm tiré de A l'abri de rien : cliquez ici

 

 

 

La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparaît subitement. Après une
année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière

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Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de film

Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:55

http://storage.canalblog.com/95/01/596299/54317152_p.jpgEn mai et juin 2007, j'avais débuté le recensement de morceaux choisis abordant le pouvoir des mots et des livres. Au fil des pages, je découvrais, de loin en loin, d'autres manières d'envisager la lecture qui sans la remettre radicalement en cause pointent que ses richesses, ses contradictions, sa complexité. Droits pour Daniel Pennac, prise de conscience de soi pour Jean-Jacques Rousseau, nostalgie de l'enfance pour Jean-Paul Sartre et Marcel Proust, colonne vertébrale de la confiance en soi pour Louis Calaferté, levier pour prendre du recul sur notre existence et agir avec plus de discernerment pour Ray Bradury à condition de disposer du temps nécessaire, entrée dans la langue pour Sylvie Germain ou tentative de dénoncer un monde faux et cruel pour Eugène Dabit, il y a autant de manières d'envisager la lecture que d'auteurs et a fortiori de lecteurs. Une évidence.

 

Sofia regrettait d'avoir "raté" la route de la lecture. Moi, je lui disais que, parfois, on lit parce qu'on a raté d'autres machins. in Debout les morts, Fred Vergas.

 

Au lieu de la considérer comme une source de gratification  et un moyen communément valorisé de s'interroger sur le réel en empruntant les chemins de traverses de la littérature, ces lignes économes de Fred Vargas ne sacralisent pas la lecture. Elles semblent au contraire sousentendre qu'elle ne serait pour certains, qu'une façon d'oublier voire de s'oublier, qu'une fuite qui n'aurait rien de honteux mais rien de glorieux non plus.

 

 

Un point de vue qui n'est pas sans parenté avec celui d'Alessandro Barrico qui voit dans le lecteur un lâche qui cherche dans la douceur de la lecture un refuge contre le monde hostile :

 

On ne lirait pas, rien, si ce n’était par peur. Ou pour renvoyer à plus tard la tentation d’un désir destructeur auquel, on le sait, on ne saura pas résister. On lit pour ne pas lever les yeux vers la fenêtre, voilà la vérité. Un livre ouvert c’est toujours la présence assurée d’un lâche – les yeux cloués sur ces lignes pour ne pas se laisser voler le regard par la brûlure du monde – les mots qui l’un après l’autre poussent le fracas du monde vers un sourd entonnoir par où il s’écoulera dans ces petites formes de verre que sont les livres – le moyen le plus raffinés de battre en retraite, voilà la vérité. Une obscénité. Et cependant : la plus douce. […] Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s’il n’a jamais penché sa vie, sa vie tout entière, sur la première ligne de la première page d’un livre ? Non, l’unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c’est celle-là – un livre qui commence. 

Alessandro Barrico, Le château de la colère

 

Montesquieu et Camille Laurens écartent cette connotation d'échec relatif du lecteur soulevée par Fred Vargas et Alessandro Barrico pour ne retenir que le pouvoir cathartique de la lecture :

 

Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé.

Montesquieu, Mes pensées

 

Moi-même je cherche à comprendre, et c’est en partie l’objet de ce livre : comment les livres, qui sont des choses, ont-ils ce pouvoir d’aider les hommes à vivre – car il s’agissait bien de cela pour moi : ne pas mourir de douleur ? […] Car les mots pansent : eux par quoi s’élaborent la pensée – on disait autrefois le pensement – prennent soin aussi de nos blessures.[…] Car si les mots ne sont pas mes seules amours, seuls ils rendent possibles tout amour : s’ils me quittent, je sais avec certitude que je n’aimerai plus après eux rien ni personne. Les mots seront mon dernier amour.

Camille Laurens, Quelques-uns


A contrario, loin de voir la lecture comme une consolation, Pierre Péju, avance, quant à lui, qu'il s'agit d'un vecteur empathique pour comprendre la douleur d'autrui :

 

Lire follement, comme il avait toujours lu, consistait plutôt à découvrir la blessure d’un autre. Blessure d’un type seul, désarroi d’une femme seule. Lire consistait à descendre en cette blessure, à la parcourir. Derrière les phrases, toujours entendre des cris.

Pierre Péju, La petite Chartreuse

 

Libre à chacun de retrouver dans ces différentes approches tout ou partie de son propre rapport aux livres ne serait-ce qu'en creux !

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Par christophe fétat - Publié dans : Divers et variés

Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 20:58

J'ai découvert les visages grimaçants de Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783)au travers d'un dossier que lui consacre le journal du Louvre dans son dernier numéro. Les deux vidéos d'Edward Rose et Nick Reynolds les mettent en scène de manière surprenante.

 

 

 

 

 

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Par christophe fétat - Publié dans : Expositions

Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 13:16

 http://uw1.bajram.com/bibliotheque.-tout_UW1/==bibliographie=UW1_t1.jpgLa hard SF n'est pas une version polisonne de la science-fiction mais la tentative de transcrire dans le domaine littéraire des spéculations scientifiques qui ne sont pas en contradiction avec l'état des connaissances. J'ai d'ores et déjà évoqué ici les nouvelles de Greg Egan mais je voudrais aujourd'hui mettre en exergue les 6 tomes de la bande-dessinée Universal war one de Denis Barjam qui est au carrefour des comics et de cette branche de la littérature.

En admettant que l'espèce humaine puisse parvenir un jour à voyager dans le temps pourrait-elle interférer sur le cours de l'Histoire ou est-ce qu'a contrario faut-il partir du principe que l'HIstoire est la résultante immuable et inéluctable de tous les voyages dans le temps qui ont déjà eu lieu et qui auront lieu plus tard.

Dans la filiation de L'orphelin de Perdides de Stefan Wul, où un enfant était sauvé des dangers d'une planète hostile grâce aux conseils que le vieillard qu'il va devenir lui prodiguera à travers le temps, Denis Barjam est d'avis que c'est la seconde possibilité qui est la bonne.

En s'appuyant sur la théorie du trou de ver , Universal war one développe donc cette thématique complexe  autour de la saga de l'escadrille Purgatory composée de repris de justice qui s'efforce dans un univers futuriste où les stations orbitales abritent plusieurs millions de personnes de déjouer les plans des Compagnies industrielles de colonisation qui complotent pour renverser la Fédération des Terres unies.

Après avoir réussi à percer les secrets du Mur qui coupe le système solaire en deux, essayé en vain de sauver l'un des leurs mort pendant cette mission, Kalish, le génie scientifique misanthrope, et ses co-équipiers traversent les époques pour tenter de renverser l'état totalitaire qui résulte de la destruction de la planète mère par les Compagnies.

Un scénario ciselé, des dessins qui ne le sont pas moins pour de longues heures de refléxion ensuite sur la nature humaine.

NB: Le film Jumper qui est axé autour du pouvoir de téléportation explore un autre aspect des possibilités de la théorie des trous de ver.


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Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de bande dessinée

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