Samedi 4 juillet 2009
Edward Mayhew et Florence Ponting se rencontrent par hasard ou par nécessité à l'occasion d'un
rassemblement contre la prolifération nucléaire. Dans l'Angleterre pudibonde du début des années 60, "leur cour ressemblait à une pavane, à une manifestation solennelle, ralentie par un
protocole jamais signé ni mentionné, mais généralement observé".Dans ces conditions leur lune de miel est moins un aboutissement qu'une ultime épreuve pour dépasser les inhibitions et les craintes que suscite une première fois. Au fil des pages, Ian McEwan nous convie à prendre connaissance du récit de vie des deux jeunes mariés afin de comprendre les raisons du trac d'Edward et celles de la terreur viscérale de Florence.
La mère d'Edward a des facultés mentales diminuées à la suite d'un accident. Ce qui a contraint son père, directeur d'école primaire à composer un modus vivandi hors norme autour de ses trois enfants. Florence si déterminée lorsqu'il s'agit de gérer sa carrière de musicienne, peine à trouver le bon tempo pour parler sincérement avec ses parents ou avec sa soeur. Avec eux comme avec Edward, elle va chercher à éviter les conflits en taisant ses aspirations sur fond de culpabilité latente.
Au final, dans cette relation, on peut entrevoir les prolégomènes de la révolution des moeurs qui suivra à la fin des années soixante. La pression sociétale se reportant sur les individus est telle à l'époque qu'il faudra bien créer une soupape en faisant évoluer les choses.
Mais combien de personnes auront été brisées au cours de cette nécessaire évolution ?
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Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de roman ou de recueil de nouvelles
Par christophe fétat - Publié dans : Chronique de roman ou de recueil de nouvelles


Qu'est-ce que l'art ?
Dans sa
nouvelle Le faux Romain Gary semble en apparence prendre le contre-pied de cet angle de vue. Dans ce texte, on découvre un riche collectionneur pour qui établir l'authencité d'une oeuvre
est indispensable. Il estime que "dans un monde où le truquage et les fausses valeurs triomphent partout, la seule certitude qui nous reste est celle des chefs-d'oeuvre." Pour se venger de
lui un autre collectionneur qu'il avait ridiculisé en prouvant que son Van Gogh était un faux va retourner contre lui ce culte pour l'authencité.
J'avais d'ores et déjà abordé la question du thème de
l'oeuvre d'art qui s'anime dans la littérature lorsque j'avais chroniqué une nouvelle de Greg Egan où un esthète donne vie à une
Si les
premiers chapitres du roman m'ont captivé car j'y voyais une sorte de réécriture de
Qu'est-ce qui nous décide à lire un
Mais y parviennent-elles vraiment ? On est en droit d'en douter.
L'actualité autour de la pandémie imminente de grippe H1N1 annoncée par la phase 5 déclarée par
l'OMS me fait penser à

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